Donald Trump n’a que faire de la « poussière nucléaire », qui dort sous plus d’une centaine de mètres de roche près d’Ispahan, en Iran. Le président américain a affirmé ne plus se soucier du stock d’uranium hautement enrichi (à 60 %) par le régime, dans un entretien à l’agence Reuters, mercredi 1er avril. Jusqu’à récemment, il ne cessait pourtant d’envisager à voix haute de dépêcher des centaines de forces spéciales, dans un raid au sol, pour s’emparer de ce trésor, au cœur du programme nucléaire iranien à possible dimension militaire. Désormais, il balaye ce risque : « C’est si profondément sous terre que ça m’importe peu », assure-t-il.
Israël et Washington ont bombardé les principaux sites nucléaires de l’Iran, ou leurs accès, lors de la « guerre de douze jours » de juin 2025. Mais le matériau demeure dans le pays et le chef de la Maison Blanche assume l’hypothèse de mettre fin au conflit, en laissant ces quelque 440 kilogrammes d’uranium à la portée du régime. « Nous les surveillons et les contrôlons de manière intensive par satellite. Si nous les voyons faire un mouvement, même une simple tentative, nous les frapperons à nouveau très durement avec des missiles », avertissait-il, dans son adresse à la nation, mercredi.
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